samedi, décembre 13, 2008

L'Anniversaire du Blog - Tissé Métisse

Comme Tissé Métisse est à l'origine de ce blog il est semble bon de "fêter" sa continuation est, en quelque sorte dresser un bilan des années passées et, un peu synthétiser.

Depuis le début de ce blog il y a eu des élections. Celles-ci ont vu l'élection par une majorité convaincante d'un président dont les qualités rivalent celles de Georges W. Bush, globalement reconnu comme le pire président dans l'histoire des Etats Unis. Sur le plan local la PS a emporté et le Conseil Général et celui de la région. Celà veut dire que depuis que le Grand Lézard a fait installer le secrétaire général de la Mairie de Boboville comme directeur de de la communauté urbaine, il a sous sa main toutes les instances de démocratie local.
Les méthodes du Grand Lézard se généralisent sur l'ensemble du territoire de Loire Inférieure et la Région pays de Loire. Rappellons les deux grandes axes de ce méthode :
  • La récupération et le détournement de tout projet - exemple la mémoire d'esclavage un projet qui est sorti du placard à chaque fois que le Grand Lézard a besoin de faire preuve de conscience humanitaire.
  • L'instrumentalisation du bénévolat et des actions citoyennes ' dont le exemples sont trop nombreux mais citons Tissé Métisse où les associations qui oeuvrent contre la discrimination sont appellés a participer à un évènement censé de donner l'impression qu'à Boboville on lutte contre la discrimination; ou Ecossollies qui fonctionne de la même manière pour consolider l'illusion que la ville oeuvre pour la solidarité; ou encore les "Comités Consultatifsf du Quartier" que plusieurs chercheurs ont dénoncées comme simulacres de démoctratie locale.
Le tout avec l'objectif de rendre "attractif" et ainsi faire installer les bobos, les nouveaux électeurs du PS, et qui se contentent de leurs préoccupations foncières sous une régime nationale de droite oligarchique - sans opposition crédible, au moins tant que les mésures et lois entreprises par l'état ne les touchent pas.

En matière de logement, par exemple, le pression est mise sur les maires à l'extérieur de l'agglomération d'assumer l'effort de construction de logements sociaux à défaut de voir une politique de logement équitable à Bobovile.

Les dispositifs d'insertion détournés - des intermittents de spectacle embauchés à pas cher au MCLA sous guise de dispositif de "professionalisation" dans leur métier. Surtout ça fait de la culture pour les bobos à un coût moindre. Reste à voir s'il s'agit un dispositif réel de formation professionnelle.

Bref, l'objectif qui soutend toute action sur la territoire est foncièr. Tout ce qui est "social" (d'où vient les nom de la parte) est palliatif sans innovation ou travail de fond - une exercice pour soigner des creises de conscience seulement.

Vivons des jours heureux dans ce meilleur des mondes.

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jeudi, mars 06, 2008

Aux urnes citoyens

Quand un homme se présente aux élections ce qui intéresse aux électeurs, bien entendu, sont ses projets. Ils ont envie de savoir quel avenir se prépare pour eux s'il emporte le scrutin. Cependant, ce qui manque à cette analyse étroite (et narcissique) sont les valeurs que porte le candidat. Un projet mené sous l'influence des finalités différentes ne donne pas le même résultat (ni les mêmes dommages collatéraux). Il est, donc, fondamental de confronter ses projets et ses valeurs dans un choix de candidat. Voter pour un inconnu comporte, donc, un risque puisque c'est dans ses actes que l'on verra l'expression de ses valeurs et sans actes cette évaluation est, évidemment, impossible - Oncle Tom passe en silence ce que le chef de l'Etat a révélé des siennes depuis son élection.

Un homme qui se représente, cependant, a un passé, surtout après trois mandats. Là, il est possible de voir des faits les vraies intentions de l'homme et sa vision de société.

En dix-huit ans, le Grand Lézard et ses comportements ont évolué. Une chose est sûr. Son amour du béton s'est approfondi. Mais la politique de logement du GL et les effets terribles sur les personnes modestes n'est, comme dirait M. LePen, qu'un détail de l'histoire.

Pour Oncle Tom ce qui est le plus révélateur de la vision du Grand Lézard se trouve au site des chantiers de Dubigeon.

Quand le chantier naval a fermé, toute trace de la construction navale devait être rayée de la carte. Cependant, grâce, surtout, aux efforts des anciens ouvriers, la ville a reconnu la valeur patrimoniale de certaines de ses structures: le Titan, les bureaux, la grande nef et les cales.

Pendant le premier mandat du GL, le Titan fut restoré et le bâtiment des bureaux du chantier a fait peau neuve. Les nouveaux locaux de ce dernier ont été investis par la section Formation Continue de l'Université de Nantes, l'Université du Troisième Age, la Maison des Hommes et Techniques et le Centre Interculturel de Documentation. Un lieu donc, qui a été transformé de la production industrielle en production de savoir et citoyenneté.

De l'avenir de la nef on entendait, au fil des années, différentes versions : un centre commercial, un lieu de création artistique, une maison du citoyen... Et pendant ce temps le bâtiment se dégradait. Finalement les travaux se sont mis en route. La conservation du bâtiment a consisté en la réduction à son ossature et l'installation d'un bricolage qui abrite l'éléphant de Royale Deluxe (qui, à cause de son penchant pour la panne, a frôlé le fiasco à tout moment pendant son service en spectacle). Cet objet, avec ses fonctions rudement simplifiées, fait des tournées lugubres du site en aspergeant de temps en temps les spectateurs. Le site du Dubigeon est devenu un faible imitateur de Disneyland a des tarifs, bien entendu, qui excluent les plus démunis.

Avec la résidence permanente du pachyderme, le projet de Royale Deluxe se trouve travesti et dilué jusqu'à ce qu'il devienne insipide. Celui d'origine était d'investir la ville de façon inattendue et presque sans explication afin de raconter une histoire que les habitants découvraient au fil des jours de "l'occupation". La magique était dans la surprise et dans le fait que les spectateurs étaient eux-mêmes, acteurs car, comme ils ne pouvaient pas tout voir, l'histoire se construisait pour chacun à travers les épisodes qui se sont racontés entre eux. L'installation de l'éléphant comme banalité quotidienne détruit tout cela - platement le consommateur va voir l'éléphant (et surtout le magasin de souvenirs), rien à raconter, mission de consommation remplie, il rentre, la bourse désemplie : fin de non-histoire.

L'incongruité entre les anciens bureaux de Dubigeon et la futilité qui l'entoure révèle, et illustre, une transformation d'une vision de société et des citoyens qui la constituent. Le premier état est la vision de l'homme en devenir perpétuel, qui apprend et se forme tout au long de sa vie et qui participe dans la construction du langage commun qui est la culture. Le deuxième est le concept de l'homme consommateur, vide de contenu à qui on jette des bribes d'événement en guise de sens, et la culture, si jamais elle ne sert autrement que comme stratégie publicitaire, est une affaire d'élite de "décideurs".

On peut la résumer ainsi : pour le GL et les membres (non-élus) de son cabinet le terme "concitoyen" ne représente plus des valeurs de solidarité et d'engagement, mais se décline en deux mots - bref, ceux qui vont aux urnes ne sont que des cons "citoyens".

samedi, décembre 09, 2006

Des Coïncidences

C'est la deuxième fois que ça arrive.

Oncle Tom se rend sur ce site pour bidouiller, pour laisser de nouveau texte et hop, le lendemain ou surlendemain plus d'accès au net !

Simple incidence technique, peut être, mais après vingt minutes au téléphone avec une "technicienne" les choses ne sont pas plus claires. Une deuxième séance "d'assistance technique" révèle que l'adresse IP a été écrasé. Et elles s'épaississent quand on apprend que les systèmes webs ADSL passent tous par des "commutateurs", espèces de noyaux centraux. Alors il s'avère que le centre de la toile de Boboville est à... Cambronne, centre administratif de nom.

Simple incident technique ?

Polémique, d'accord, provocateur, certes mais Oncle Tom n'incite ni à la violence ni au terrorisme. Compte tenu les origines de ce blog, pour quelqu'un d'une intelligence moyenne il est évident que si Oncle Tom dénonce la violence du racisme à Boboville il ne souhaite pas que d'autres formes de violence la remplacent. S'il dénonce, également, les entorses à la démocratie et les abus de citoyenneté pratiqués par le Grand Lézard, il ne souhaite aucune autre système de gouvernement que la bonne vielle démocratie qui n'est pratiquée qu'en nom seulement sur ce territoire.

Simple incidence technique ? Peut être, mais la beauté du web est le ww world-wide - étendu mondial - qui veut dire qu'il y a plusieurs circuits pour accéder au même endroit, plus onéreux et ennuyeux certes. Disons qu'Oncle Tom ne fera pas de sorte de tester l'hypothèse que l'on peut induire des faits.

Tissé Métisse 2006

Nous arrivons à l'anniversaire de l'évènement qui a donné naissance à ce blog.

Tissé Métisse

Cette fête est toujours autant magique : l'illusion d'harmonie raciale à Nantes, l'illusion d'émancipation des habitants des quartiers, l'illusion de vie culturelle plurielle à Boboville, l'illusion que la ville soutient tout un mouvement citoyen et militant, l'illusion d'une ville brillamment menée par un homme de gauche.

Sauf que le lapin ne sort plus du chapeau. Plus personne n'est dupe. Nous savons maintenant que c'est de la vitrine et que, citoyen, citoyenne, vous êtes figurants dans une des stratagèmes publicitaires à la gloire du Grand Lézard.

Nantes a une histoire de militantisme énergique et engagé. Au fil des dernières années, toute l'énergie et créativité des nantais a été colonisées, instrumentalisées au nom du renouvellement de la ville. Le tout, pour finir en Boboville terre fertile pour arrivistes et spéculateurs fonciers. Boboville ou les jeunes du quartier trainent toujours leur ennuie et misère ou paient des fortunes pour habiter des logements insalubres (la régime du Grand Lézard a été, également, une aubaine pour les marchands de sommeil).

Le départ de Corinne Diserens, ancienne directrice du Musée de Beaux Arts a ouvert une nouvelle chapitre dans cette triste histoire. Comme Le Monde a noté, le départ de cette femme brillante a coïncidé avec le renvoi du directeur du Musée d'art Contemporain à Bordeaux. Explication : avec la décentralisation récente, la direction des grands musées de province ne sont plus sous la tutelle du gouvernement mais deviennent la responsabilité des communes. De ce fait, dans les toutes petites têtes des Lézards - et surtout dans celle du Grand Lézard - les musées passent sous leur contrôle et, donc, doivent répondre aux impératifs politiques de leurs nouveaux maitres.

Ce n'est qu'un homme sans culture, tel le Grand Lézard, qui peut transformer un musée, lieu de pédagogie, recherche scientifique et démocratisation de savoir, en outil d'imagerie politique. Et c'est bien cela que Mme Diserens a dénoncé dans son discours au moment qu'elle a pris congé.

Cependant, le maire de Boboville, homme de gauche, a été félicité pour sa politique culturelle... par le ministre de culture, homme de droite. Pendant l'émission qui lui était entièrement consacrée sur la cinq, ce dernier, malgré lui, a avoué une admiration profonde du Grand Lézard et comment il s'est servi de la culture pour "augmenter l'attractivité" de la ville, tout en rajoutant que c'est un exemple à suivre au niveau national.

Ca promet.

Voilà pour le passé et le présent. Qu'attendons-nous de l'avenir.

Eh bien, ma foi, le spectacle des présidentielles.

Quel perspectif ! La confrontation entre un nain surdopé à la testostérone et une bourge aux allures de bonne soeur. Ni l'une ni l'autre n'ont de vision autre leurs ambitions personnelles. Et si la bourge gagne, le grand lézard se voit garnir un fauteuil de ministre.

Et là, ça devient intéressant : étant donné la loi sur le cumul de casquettes, normalement le GL doit en céder une des siennes... s'il ne trouve pas prétexte pour déroger...

Alors laquelle ? La ville ou sa circonscription ?

Pourvu que c'est la ville.

C'est temps qu'il s'en aille. Tout le monde, fonctionnaire et citoyen, en a assez de son instrumentalisation de tout pour faire sa réputation. C'est peut être temps que le contribuable finit de payer pour, et de participer dans, ce qui est devenu sa vitrine de promotion personnelle.

Car c'est ça le présent de Boboville - lui fournir des crédits pour poursuivre ses petites ambitions mesquines au capital. Ici nous ne sommes plus citoyens mais pions dans son jeu d'intérêt.

lundi, septembre 04, 2006

Clips video : le soft et le hard du racism nantais

Eh, beh. Dis donc, pour une fois les actualités nantaises ne sont pas lisses et anodines.

Nantes en tête de journal télévisé... et à cause d'un clip vidéo.

L'histoire, autant quon puisse glâner est la suivant : tous les ans une petite somme est allouée au projets des jeunes des quartiers. Ces jeunes rappeurs ont proposé le tournage d'un clip - arts de la rue, quoi - on pourrait le montrer à Tissé Métisse... etc.

Sauf la ville n'a pas cherché à suivre le projet - elle a donné les sous et laisser faire les jeunes. Ces faits selon le jeune rappeur sont peut être d'une interprétation faussement innocente, mais, en tout cas, la ville en a eu pour ses sous.

Des images de flingue (authentique ou factice) des liasses de fric (idem) des BMs (difficile de maquiller une 304, quand même) un rodéo, des flics et l'emeute !!

C'EST un vidéo sur les problèmes de banlieu. Les paroles, les images montrent, pêle mêle, les éléments qui les composent : la violence institutionnelle, la violence des jeunes, le fric des rackets et des deals - inutilisable d'une manière sensé car "sale" - la violence de langage, toujours la violence... L'évidence des sentiments jumeaux d'ennui et de frustration qui dominent dans ces quartiers.

CE N'EST PAS l'image lisse et jolie que souhaite le Grand Lézard.

CE N'EST PAS la fête sympathique de Tissé Métisse.

Mais les jeunes ont compris des choses : ce n'est pas la peine d'essayer de faire quelque chose par voie des média locaux - ils se sont faits tous racheté par le GL. Passive, sans déontologie, sans volonté d'investigation... Bref, sans honneur ou sens de métier, ils laissent étouffer tout sujet "difficile".

Alors ils sont passés outre. Un coup de net, et tout le monde en parle.

C'est presque du débat...
Quelques éléments : un certain Pinte, l'opposant du GL condamne ce qui se passe dans les quartiers et demande d'avantage de caméras de survellance en... centre ville. Un développement logique qui montre bien ses capacités intellectuelles.

La police, qui ne se contentent pas de leur nouveau statut d'intermittant de spectacle (et qui en est content ?) étudie la possibilité d'amener une action pour préjudice à leur réputation (il peut être plus bas ?), incitation dà la violence etc.

Bon, j'ai dit "presque du débat" Faut pas rêver : le vrai débat, ça alors, c'est impossible et comme les gens n'ont plus l'habitude, ils ne saurions point quoi en faire...

dimanche, juillet 23, 2006

Le Sourire Nantais

La scène : un supermarché.

Oncle Tom se promène dans les rayons avec son chariot qui, comme d’habitude trace son propre chemin malgré des tentatives d’intervention humaine. L’allée étant bien étroite, tout juste assez large pour que deux ensembles de chariot indressable et humain frustré puissent passer. Ayant réussi à éviter l’accrochage, Oncle Tom sourit, expression naturelle de reconnaissance de l’autre dans la même situation difficile. Ce qu’il reçoit en retour est un regard froid, un regard glacial, qui gèlera les couilles d’un lézard en cuivre. Une expression qui communique l’irrecevabilité de la moindre geste de solidarité humaine. Qui nie, d’ailleurs, à celui coupable d’une telle aberration, sa place dans la famille humaine.

ON NE SOURIT PAS A NANTES

Regardez les passants dans les rues nantaise, un beau jour d’été : on ne sourit pas. Regardez les têtes de participants aux moments festifs : on ne sourit pas. Ou, encore, lors des manifestations culturelles, on est présent, mentalité de mouton oblige, mais... : on ne sourit pas.

Bref, ON NE SOURIT PAS A NANTES.

C’est bien de sourire : ça lubrifie les relations ; ça montre la disponibilité et la chaleur humaine ; ça met de la baume au coeur ; ça enlumine la journée...

Peut être, MAIS AILLEURS.

Le nouveau venant à Boboville, normalement constitué, aurait tendance de spontanément afficher la banane. Erreur. Pour réussir son intégration dans la société nantaise il va lui falloir apprendre à NE PAS SOURIRE.

Différentes stratégies sont possible dont quelques exemples :

    La discipline mentale : il faut simplement se rappeler à tout moment que le nantais ne sourit jamais, sauf peut être en privé quand un faible frémissement des lèvres serait permis.
    La gestion par l’imagination, un technique emprunté du monde du théâtre : à chaque fois que vous êtes tenté de sourire ou que quelqu’un vous sourit, imaginez la chose la plus triste possible - pour un nantais c’est la perte de son standing, ou si c’est un étranger devant lui (surtout teinté) il l’imagine comme son chef.
    L’intervention médicale : pour ceux qui ne peuvent pas atteindre cet état par le seul moyen de leur volonté, le docteur Midas Pincecul, 238bis bd. Guist’hau pratique une thérapie qui garantie de donner des résultats saisfaisants. Par l’utilisation de Botox, l’excision de neurones et diverses manipulations occultes il va vous rendre la figure vide d’expression. Cette thérapie n’est pas prise en charge car le bon docteur pratique les honoraires catholiques et libérales.


La rumeur persiste que le Grand Lézard rectifiera cette anomalie une fois président.

vendredi, juin 30, 2006

ECOSSOLIES - Nantes solidaire ?

Après des avaries internet (qui ont coïncidé avec son dernier message) Oncle Tom est de retour. Ces nuisances ralentissent le travail, mais ne l’arrêtent pas.

Oncle Tom est allé aux “ECOSSOLIES” - une manifestation mise en place par Nantes Métropole, autrement dit, la communauté urbaine (un terme moins prétentieux). Cet événement a rassemblé les associations de “l’économie solidaire”. En fait, il a regroupé les acteurs dans les domaines du programme d’action de la communauté urbaine, baptisé “Agenda 21."

Ce qui a frappé Oncle Tom était la place donnée aux associations/entreprises “d’insertion” qui offre des “services à la personne”.

Il a trouvé la réponse dans le document d’actions retenues de la communauté urbaine dans le cadre de l’Agenda 21. Là on trouve que les services résidentiels “confortent l’attractivité” de l’agglomération nantaise. Qui veut dire que les Bobos et nouveaux riches seront plus attirés à s’installer à Boboville si la bonne est facilement à disposition.

Analysons, un peu, l’économie de cette aubaine de main d’oeuvre perso. D’une part l’employeur a droit de defiscaliser la moitié du coût de la prestation de service. D’autre part les “employeurs” sont exonérés de charges sociales (à la hauteur du SMIC) et, en plus, le Conseil Général verse une somme équivalente au RMI aux “employeurs” si les “bénéficiaires” des contrats sont des RMIstes. Tous ces versements et arrangements créent une note qui’il va falloir solder ailleurs.

Bref Bobo se fait payer sa bobonne par le contribuable - et tout en se félicitant qu’il “l’aide.”

En plus, si au moins deux banques “mutualistes” se mettent sur le coup (et la Caisse d’Epargne jouissait d’un grand stand parmi les fournisseurs de ces services), c’est parce qu’il y a du fric a faire - tout glissé sous la couverture d’une mission de “solidarité”.

Les marchands de dispositifs d’insertion offrent une formation (comment pousser un balai, essorer une serpillière...) et un contrat de travail aidé.
Comment évaluer l’efficacité de ces “actions d’insertion” ? Le critère quantitatif les marchands de dispositifs sont en droit de se féliciter s’ils atteignent un taux “d’insertion” en fin de parcours de 40%. Pour le qualitatif pour une “insertion réussie” à la sortie d’un dispositif est d’un contrat de travail pour un minimum de six mois.
Les contrats aidés, qui sont l’outil de base des entreprises d’insertion, sont rarement (si rarement que nous pouvons dire jamais) pérennisés. Ce sont, donc, des contrats précaires. Le ressortissant, armé avec sa formation minimale, doit s’estimer heureux d’aller vers un contrat tout aussi précaire. Une question se pose...

L’insertion est une question qu’Oncle Tom va traiter plus longuement plus tard. Mais si ces critères sont si peu ambitieux c’est dû au profilage du public “en insertion”.

On commence à apercevoir le projet social du Grand Lézard : ceux d’en haut débarrassés de leurs tâches quotidiennes par ceux qui vivotent dans une précarité extrême. Un nouveau monde féodal s’installe.

Est-ce que ce nouvel ordre social résoudra le problème des quartiers ? Bobo ne va pas employer un teinté (craintes de vol etc associé à son profile - voir dernière message) sauf qu’il estime qu’ainsi ce dernier trouve bien sa place naturelle.

samedi, juin 17, 2006

Les effets de la discrimination (premier partie)

Une des intentions de ce blog est de décrire la vie et la précarité face à la discrimination.

Pour ce faire, Oncle Tom s'est aventuré sur le net pour trouver de la documentation sur les effets psychologiques chez les victimes de la discrimination. Les conséquences matérielles sont évidentes, ce qui nous intéresse est ce qui passe dans la tête.

Il a commencé par tripoter les moteurs de recherche - page après page Google, Lycos, Jeeves ... Afin de trouver un document de provenance de la belle France qui a - dit-on - donné la naissance à la Déclaration des Droits de l'Homme (elle et né quelques années plutôt aux mains des pères fondateurs des Etats Unis mais passons). Ben, RIEN. Rien mes enfants RIEN.

Finalement il a fini en Canada en Ontario pour être précis. Ne vous inquitez pas, ici nous respectons la loi Toucbon : Le texte est en Français.

Ce texte introduit un concept le profilage. Dans cette première partie nous allons réflechir là dessus. Dans l'article il est clair que le terme est dérivé de l'emploi des experts qui étudie l'évidence d'un crime pour établir le profile ou les caracteristiques probable du responsable. Le profilage est, en effet, d'agir en termes d'un steréotype pré-établi, sans qu'il n'y ait ni crime ni expert. Il décrit, donc, ce qui est présent dans la tête du discriminateur quand il est à l'oeuvre.

Nous pouvons constater du profilage, par exemple, au Place de Commerce à Nantes, ou dans des rues ailleurs en centre ville, quand les Robocops - l'armée privée du Grand Lézard, ceux qui parcourent la ville laborieusement à vélo - interpellent un groupe de jeunes de pigmentation ou habillement "différent" qui trainent, alors qu'à dix mètres d'eux, un autre groupe de jeunes de peau et habits "conforme" (blanc, sappé mode) font la même chose (comme tous le jeunes d'ailleurs). Les uns ne sont pas plus louches que les autres, mais...

Et ça arrange les commerçants qui accusent certains styles ou types de personne de faire peur à leurs clients. Ne se doutant jamais que c'est le ringard et le snob chez eux-mêmes qui dégoûtent et font fuir...

Le profilage fonctionne aussi dans l'excluson. Exemple du vécu de l'Oncle Tom : une structure qui lui avait miroité un poste pendant bien des mois a finalement fait marche arrière car l'intéressé "ne maîtrisait pas le français". C'est un étranger, donc il est évident qu'il est analphabet. Curieusement celà ne posait pas problème tant que son travail était gratuit.


Bref, le profilage est un concepte qui va servir sur ces pages, autant en ce qui concerne la discrimination raciale qu'en matière de l'excluson sociale et "insertion".