samedi, décembre 09, 2006

Des Coïncidences

C'est la deuxième fois que ça arrive.

Oncle Tom se rend sur ce site pour bidouiller, pour laisser de nouveau texte et hop, le lendemain ou surlendemain plus d'accès au net !

Simple incidence technique, peut être, mais après vingt minutes au téléphone avec une "technicienne" les choses ne sont pas plus claires. Une deuxième séance "d'assistance technique" révèle que l'adresse IP a été écrasé. Et elles s'épaississent quand on apprend que les systèmes webs ADSL passent tous par des "commutateurs", espèces de noyaux centraux. Alors il s'avère que le centre de la toile de Boboville est à... Cambronne, centre administratif de nom.

Simple incident technique ?

Polémique, d'accord, provocateur, certes mais Oncle Tom n'incite ni à la violence ni au terrorisme. Compte tenu les origines de ce blog, pour quelqu'un d'une intelligence moyenne il est évident que si Oncle Tom dénonce la violence du racisme à Boboville il ne souhaite pas que d'autres formes de violence la remplacent. S'il dénonce, également, les entorses à la démocratie et les abus de citoyenneté pratiqués par le Grand Lézard, il ne souhaite aucune autre système de gouvernement que la bonne vielle démocratie qui n'est pratiquée qu'en nom seulement sur ce territoire.

Simple incidence technique ? Peut être, mais la beauté du web est le ww world-wide - étendu mondial - qui veut dire qu'il y a plusieurs circuits pour accéder au même endroit, plus onéreux et ennuyeux certes. Disons qu'Oncle Tom ne fera pas de sorte de tester l'hypothèse que l'on peut induire des faits.

Tissé Métisse 2006

Nous arrivons à l'anniversaire de l'évènement qui a donné naissance à ce blog.

Tissé Métisse

Cette fête est toujours autant magique : l'illusion d'harmonie raciale à Nantes, l'illusion d'émancipation des habitants des quartiers, l'illusion de vie culturelle plurielle à Boboville, l'illusion que la ville soutient tout un mouvement citoyen et militant, l'illusion d'une ville brillamment menée par un homme de gauche.

Sauf que le lapin ne sort plus du chapeau. Plus personne n'est dupe. Nous savons maintenant que c'est de la vitrine et que, citoyen, citoyenne, vous êtes figurants dans une des stratagèmes publicitaires à la gloire du Grand Lézard.

Nantes a une histoire de militantisme énergique et engagé. Au fil des dernières années, toute l'énergie et créativité des nantais a été colonisées, instrumentalisées au nom du renouvellement de la ville. Le tout, pour finir en Boboville terre fertile pour arrivistes et spéculateurs fonciers. Boboville ou les jeunes du quartier trainent toujours leur ennuie et misère ou paient des fortunes pour habiter des logements insalubres (la régime du Grand Lézard a été, également, une aubaine pour les marchands de sommeil).

Le départ de Corinne Diserens, ancienne directrice du Musée de Beaux Arts a ouvert une nouvelle chapitre dans cette triste histoire. Comme Le Monde a noté, le départ de cette femme brillante a coïncidé avec le renvoi du directeur du Musée d'art Contemporain à Bordeaux. Explication : avec la décentralisation récente, la direction des grands musées de province ne sont plus sous la tutelle du gouvernement mais deviennent la responsabilité des communes. De ce fait, dans les toutes petites têtes des Lézards - et surtout dans celle du Grand Lézard - les musées passent sous leur contrôle et, donc, doivent répondre aux impératifs politiques de leurs nouveaux maitres.

Ce n'est qu'un homme sans culture, tel le Grand Lézard, qui peut transformer un musée, lieu de pédagogie, recherche scientifique et démocratisation de savoir, en outil d'imagerie politique. Et c'est bien cela que Mme Diserens a dénoncé dans son discours au moment qu'elle a pris congé.

Cependant, le maire de Boboville, homme de gauche, a été félicité pour sa politique culturelle... par le ministre de culture, homme de droite. Pendant l'émission qui lui était entièrement consacrée sur la cinq, ce dernier, malgré lui, a avoué une admiration profonde du Grand Lézard et comment il s'est servi de la culture pour "augmenter l'attractivité" de la ville, tout en rajoutant que c'est un exemple à suivre au niveau national.

Ca promet.

Voilà pour le passé et le présent. Qu'attendons-nous de l'avenir.

Eh bien, ma foi, le spectacle des présidentielles.

Quel perspectif ! La confrontation entre un nain surdopé à la testostérone et une bourge aux allures de bonne soeur. Ni l'une ni l'autre n'ont de vision autre leurs ambitions personnelles. Et si la bourge gagne, le grand lézard se voit garnir un fauteuil de ministre.

Et là, ça devient intéressant : étant donné la loi sur le cumul de casquettes, normalement le GL doit en céder une des siennes... s'il ne trouve pas prétexte pour déroger...

Alors laquelle ? La ville ou sa circonscription ?

Pourvu que c'est la ville.

C'est temps qu'il s'en aille. Tout le monde, fonctionnaire et citoyen, en a assez de son instrumentalisation de tout pour faire sa réputation. C'est peut être temps que le contribuable finit de payer pour, et de participer dans, ce qui est devenu sa vitrine de promotion personnelle.

Car c'est ça le présent de Boboville - lui fournir des crédits pour poursuivre ses petites ambitions mesquines au capital. Ici nous ne sommes plus citoyens mais pions dans son jeu d'intérêt.