Après des avaries internet (qui ont coïncidé avec son dernier message) Oncle Tom est de retour. Ces nuisances ralentissent le travail, mais ne l’arrêtent pas.
Oncle Tom est allé aux “ECOSSOLIES” - une manifestation mise en place par Nantes Métropole, autrement dit, la communauté urbaine (un terme moins prétentieux). Cet événement a rassemblé les associations de “l’économie solidaire”. En fait, il a regroupé les acteurs dans les domaines du programme d’action de la communauté urbaine, baptisé “Agenda 21."
Ce qui a frappé Oncle Tom était la place donnée aux associations/entreprises “d’insertion” qui offre des “services à la personne”.
Il a trouvé la réponse dans le document d’actions retenues de la communauté urbaine dans le cadre de l’Agenda 21. Là on trouve que les services résidentiels “confortent l’attractivité” de l’agglomération nantaise. Qui veut dire que les Bobos et nouveaux riches seront plus attirés à s’installer à Boboville si la bonne est facilement à disposition.
Analysons, un peu, l’économie de cette aubaine de main d’oeuvre perso. D’une part l’employeur a droit de defiscaliser la moitié du coût de la prestation de service. D’autre part les “employeurs” sont exonérés de charges sociales (à la hauteur du SMIC) et, en plus, le Conseil Général verse une somme équivalente au RMI aux “employeurs” si les “bénéficiaires” des contrats sont des RMIstes. Tous ces versements et arrangements créent une note qui’il va falloir solder ailleurs.
Bref Bobo se fait payer sa bobonne par le contribuable - et tout en se félicitant qu’il “l’aide.”
En plus, si au moins deux banques “mutualistes” se mettent sur le coup (et la Caisse d’Epargne jouissait d’un grand stand parmi les fournisseurs de ces services), c’est parce qu’il y a du fric a faire - tout glissé sous la couverture d’une mission de “solidarité”.
Les marchands de dispositifs d’insertion offrent une formation (comment pousser un balai, essorer une serpillière...) et un contrat de travail aidé.
Comment évaluer l’efficacité de ces “actions d’insertion” ? Le critère quantitatif les marchands de dispositifs sont en droit de se féliciter s’ils atteignent un taux “d’insertion” en fin de parcours de 40%. Pour le qualitatif pour une “insertion réussie” à la sortie d’un dispositif est d’un contrat de travail pour un minimum de six mois.
Les contrats aidés, qui sont l’outil de base des entreprises d’insertion, sont rarement (si rarement que nous pouvons dire jamais) pérennisés. Ce sont, donc, des contrats précaires. Le ressortissant, armé avec sa formation minimale, doit s’estimer heureux d’aller vers un contrat tout aussi précaire. Une question se pose...
L’insertion est une question qu’Oncle Tom va traiter plus longuement plus tard. Mais si ces critères sont si peu ambitieux c’est dû au profilage du public “en insertion”.
On commence à apercevoir le projet social du Grand Lézard : ceux d’en haut débarrassés de leurs tâches quotidiennes par ceux qui vivotent dans une précarité extrême. Un nouveau monde féodal s’installe.
Est-ce que ce nouvel ordre social résoudra le problème des quartiers ? Bobo ne va pas employer un teinté (craintes de vol etc associé à son profile - voir dernière message) sauf qu’il estime qu’ainsi ce dernier trouve bien sa place naturelle.
Oncle Tom est allé aux “ECOSSOLIES” - une manifestation mise en place par Nantes Métropole, autrement dit, la communauté urbaine (un terme moins prétentieux). Cet événement a rassemblé les associations de “l’économie solidaire”. En fait, il a regroupé les acteurs dans les domaines du programme d’action de la communauté urbaine, baptisé “Agenda 21."
Ce qui a frappé Oncle Tom était la place donnée aux associations/entreprises “d’insertion” qui offre des “services à la personne”.
Il a trouvé la réponse dans le document d’actions retenues de la communauté urbaine dans le cadre de l’Agenda 21. Là on trouve que les services résidentiels “confortent l’attractivité” de l’agglomération nantaise. Qui veut dire que les Bobos et nouveaux riches seront plus attirés à s’installer à Boboville si la bonne est facilement à disposition.
Analysons, un peu, l’économie de cette aubaine de main d’oeuvre perso. D’une part l’employeur a droit de defiscaliser la moitié du coût de la prestation de service. D’autre part les “employeurs” sont exonérés de charges sociales (à la hauteur du SMIC) et, en plus, le Conseil Général verse une somme équivalente au RMI aux “employeurs” si les “bénéficiaires” des contrats sont des RMIstes. Tous ces versements et arrangements créent une note qui’il va falloir solder ailleurs.
Bref Bobo se fait payer sa bobonne par le contribuable - et tout en se félicitant qu’il “l’aide.”
En plus, si au moins deux banques “mutualistes” se mettent sur le coup (et la Caisse d’Epargne jouissait d’un grand stand parmi les fournisseurs de ces services), c’est parce qu’il y a du fric a faire - tout glissé sous la couverture d’une mission de “solidarité”.
Les marchands de dispositifs d’insertion offrent une formation (comment pousser un balai, essorer une serpillière...) et un contrat de travail aidé.
Comment évaluer l’efficacité de ces “actions d’insertion” ? Le critère quantitatif les marchands de dispositifs sont en droit de se féliciter s’ils atteignent un taux “d’insertion” en fin de parcours de 40%. Pour le qualitatif pour une “insertion réussie” à la sortie d’un dispositif est d’un contrat de travail pour un minimum de six mois.
Les contrats aidés, qui sont l’outil de base des entreprises d’insertion, sont rarement (si rarement que nous pouvons dire jamais) pérennisés. Ce sont, donc, des contrats précaires. Le ressortissant, armé avec sa formation minimale, doit s’estimer heureux d’aller vers un contrat tout aussi précaire. Une question se pose...
L’insertion est une question qu’Oncle Tom va traiter plus longuement plus tard. Mais si ces critères sont si peu ambitieux c’est dû au profilage du public “en insertion”.
On commence à apercevoir le projet social du Grand Lézard : ceux d’en haut débarrassés de leurs tâches quotidiennes par ceux qui vivotent dans une précarité extrême. Un nouveau monde féodal s’installe.
Est-ce que ce nouvel ordre social résoudra le problème des quartiers ? Bobo ne va pas employer un teinté (craintes de vol etc associé à son profile - voir dernière message) sauf qu’il estime qu’ainsi ce dernier trouve bien sa place naturelle.
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